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Holà todos !

Como estan ?!

Nous sommes donc arrivés tard à San Antonio de los Cobres (23h) et une fois descendus du bus une ambiance étrange nous attendait : froide, accompagnée de très fortes rafales de vent et sans âme qui vivent dehors. On trouve vite une porte d'un hotel fermée et sans lumière. On sonne ... appréhension, quelqu'un va-t-il ouvrir ... ouf oui on nous ouvre. On trouve donc refuge dans ce petit hotel dans lequel on nous demande de vider les lieux le lendemain à 9h ... courte nuit en perspective.

Notre bus Salta - San Antonio de los Cobres (dans la gare routière de Salta)

Notre bus Salta - San Antonio de los Cobres (dans la gare routière de Salta)

Le lendemain on part sans prendre de douche (trop froid) et nous partons à la rencontre de la ville afin de chercher l'agence s'occupant de notre tour (en passant je remercie Kim et Mitch pour leur blog, sans eux on aurait jamais connu Tolar Grande et cette fameuse agence de tourisme)

Bon en fait l'agence est fermée. D'ailleurs tout est fermé à 9h du matin dans cette ville et malgré le soleil bien présent (on est à 3700m d'altitude) il fait très froid et le vent n'arrange rien. Aude décide de fabriquer un petit refuge derrière nos sacs à dos (pour une fois que leur côté massif nous sert à autre chose qu'à nous faire mal au dos) et ce fut salvateur.

Tolar GrandeTolar GrandeTolar Grande
Tolar Grande

Au bout d'un certain temps un restaurant ouvre, on veut s'y engouffrer pour se réchauffer et c'est au même moment que l'agence veut bien ouvrir également. Bon on s'enregistre pour le voyage et on se pose au restaurant par la suite. Dans ce dernier on y rencontrera nos futurs coéquipiers : Antoine et Manu.

Deux Lyonnais fort sympathiques de respectivement 25 et 31 ans. On passera de très bons moments ensemble. Ce sera notre « vraie » première rencontre de voyage : 3 jours avec ces hurluberlus qui nous aura coûté de bonnes barres de rires (dédicace au « microscopiste » et autre « bébé ! », ils se reconnaîtront)

L’heure fatidique est arrivée, on embarque nos sacs dans le magnifique 4x4 de Lorenzo, notre guide/chauffeur pendant ces 3 jours et nous voilà parti pour 4h de route direction « Tolar Grande » durant lesquelles nous en prendrons plein les yeux (le paysage change super vite, c’est hallucinant)

Tolar Grande

En chemin on passera au point culminant de notre séjour à 4560m d’altitude et Lorenzo s’arrêtera de nombreuses fois pour que nos amis photographes (en fait, tout le monde sauf moi) puissent prendre leurs photos.

Ces mini excursions externes seront de courtes durée car déjà il fait très froid à cette altitude (selon la météo que j’ai regardé en journée au soleil il fait 5° en absolue) mais en plus le vent souffle très fort (toujours selon la météo ça varie entre 30 et 50km/h ce qui fait chuter la température en ressentie à -10° !) : autant dire qu’on se caille les miches !

N'oubliez pas de cliquer sur les photos pour les voir en grand (car en plus, y'a des panoramiques)N'oubliez pas de cliquer sur les photos pour les voir en grand (car en plus, y'a des panoramiques)N'oubliez pas de cliquer sur les photos pour les voir en grand (car en plus, y'a des panoramiques)
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N'oubliez pas de cliquer sur les photos pour les voir en grand (car en plus, y'a des panoramiques)

Tolar Grande
Tolar GrandeTolar GrandeTolar Grande
Tolar GrandeTolar GrandeTolar Grande
Tolar Grande

On arrive à « Tolar Grande » après s’en être mis plein les mirettes. Juste un petit problème, en fait les sacs à l’arrière du camion ont pris toute la poussière que le 4x4 soulève, ils sont donc couverts d’une fine couche impossible à enlever à la main. On le saura pour la prochaine fois.

On nous montre notre suite matrimoniale qui, en plus d’être un abri très recherché contre le vent, est fort luxueuse (salle de bain privée, chauffage d’appoint et lit double à 7 couches de couverture … on comprendra pourquoi par la suite)

Tolar GrandeTolar GrandeTolar Grande
Tolar Grande
Tolar Grande

Après mon ablution d’eau chaude forte agréable je me rends compte, une fois Aude sous la douche, qu'elle n’aura elle pas d’eau chaude … je n’avais pas pensé au ballon d’eau chaude. Désolé Aude, 2ème jour sans douche pour toi.

On en profitera tous les 2 pour sortir notre équipement de choc contre le froid pour ressortir manger. Tout y passera : seconde peau, double polaire, tour de coup pour moi, écharpe pour Aude, gants, bonnets et autres collants thermiques. On oubliera pas non plus notre veste technique (le fameux Kway Gore Tex ultra cher) qui sera fort salutaire sur ces terres hostiles. Pour une fois qu’elles auront servi à leur juste valeur (nos amis Manu et Antoine ont eux des coupe-vents tout simples et s’en mordrons les doigts à de nombreuses reprises)

On va manger dans une sorte de mini salle des fêtes où on nous servira en plus de la cerveza (bière) que nous commanderons, une soupe salutaire et une crêpe blindée de farine de maïs avec des morceaux de légumes mélangés et du fromage fondu par dessus. Ca nous achèvera d’autant plus que personne n’arrive vraiment à se réchauffer malgré le poil présent. Avec l’altitude et le mal des montagnes (Tolar Grande étant quand même à 3500m de haut) le petit verre de bière aura un effet plus que ravageur sur nos organismes. C’est morts de froid que nous rejoindrons nos pénates non contents de se mettre dans notre duvet et sous les 7 couches de couvertures. On s’apercevra au fur et à mesure de notre séjour qu’à part dans le 4x4 de Lorenzo, avec la réverbération du soleil sur les vitres, on arrivera jamais à se réchauffer réellement, ce qui coupera court à toute envie de veillée nocturne avec nos comparses.

Le lendemain petit dej à 8h (dur de s’extirper de la chaleur de nos duvets) thé, café et tartines aux beurre et « dulce de leche » (confiture de lait pour les non hispanique comme moi) et GO pour une excursion autour de Tolar. On commencera par l’ancienne gare de chemin de fer de Tolar.

Petite dédicace à tonton Philbru ... Pas de film sous la main car le train ne marchait pas, mais suis sûre que je pourrais t'en montrer une bientôt !Petite dédicace à tonton Philbru ... Pas de film sous la main car le train ne marchait pas, mais suis sûre que je pourrais t'en montrer une bientôt !Petite dédicace à tonton Philbru ... Pas de film sous la main car le train ne marchait pas, mais suis sûre que je pourrais t'en montrer une bientôt !
Petite dédicace à tonton Philbru ... Pas de film sous la main car le train ne marchait pas, mais suis sûre que je pourrais t'en montrer une bientôt !Petite dédicace à tonton Philbru ... Pas de film sous la main car le train ne marchait pas, mais suis sûre que je pourrais t'en montrer une bientôt !Petite dédicace à tonton Philbru ... Pas de film sous la main car le train ne marchait pas, mais suis sûre que je pourrais t'en montrer une bientôt !
Petite dédicace à tonton Philbru ... Pas de film sous la main car le train ne marchait pas, mais suis sûre que je pourrais t'en montrer une bientôt !Petite dédicace à tonton Philbru ... Pas de film sous la main car le train ne marchait pas, mais suis sûre que je pourrais t'en montrer une bientôt !Petite dédicace à tonton Philbru ... Pas de film sous la main car le train ne marchait pas, mais suis sûre que je pourrais t'en montrer une bientôt !

Petite dédicace à tonton Philbru ... Pas de film sous la main car le train ne marchait pas, mais suis sûre que je pourrais t'en montrer une bientôt !

Si on a bien compris le trafic d’humains ne se fait plus (bon OK la formulation est mal choisie mais je pense que ça reste français quand même) mais pour le transport de marchandise on n’est pas très sûr des explications de Lorenzo (son accent en a laissé plus d’un perplexe sur le sens de certaines de ses phrases). On apercevra une magnifique déneigeuse pour locomotive (sorte de chasse neige qui se plug sur l’avant du train). Ca nous donnera une petite idée des conditions de transport sur cette ligne en certaines saisons …

On continuera ensuite avec les « Ojos del mar » (les yeux de la mer), lagunes d’eau au milieu du désert de sel (appelé aussi « salar ») … Et là première claque visuelle dont je vous laisse seul juge à l’aide des photos ci-dessous.

Petite information, elles font 5 à 10 m de profondeur.

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On avait déjà eu le droit au miroir d’eau sur le « salar d’Uyuni » en Bolivie mais là c’est vraiment différent. Beaucoup de couleur se mélangent et malgré la petitesse de ces lagunes et ben ça cloue sur place même si ça meule.

Ensuite on partira pour une partie de SandBoard (encore une fois merci à Kim et Mitch pour ce tuyau) où on montera à pied une dune de sable et de roche pour arriver sur cette vue … (Aude en a un peu chié pour arriver jusqu’en haut !)

Tolar Grande

Et on descendra ensuite la dune sur ces fameux SandBoard (donc pour les non anglophone ça veut dire planche de sable, en gros du surf sur du sable). Autant être franc le sable ça glisse pas et le matériel nous trahira plus d’une fois (sangle qui lâche avant ou pendant la glissade) mais pour être honnête j’étais pas bon, j’essaye donc de trouver toutes les excuses du monde. L’autre Manu par contre s’en sortira vachement bien (désolé Antoine mais il était meilleur sur ce coup-ci)

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Tolar Grande

On s’en retournera à Tolar pour manger le midi mais en chemin on s’arrêtera pour voir la cueva del oso (une grotte que je n’ai pas emprunté, la première impression déclencha une vague de claustrophobie en moi, l’altitude ne devant pas aider) mais Aude, Manu et Antoine s’en donneront à cœur joie (tant mieux il n’y avait pas assez de lampe de poche pour tout le monde … comment ça j’essaye encore de me trouver des excuses ?) Ils donneront même un surnom à cette grotte : le trou d’cul d’chat. Pour savoir pourquoi voici quelques images

Tolar GrandeTolar GrandeTolar Grande
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On mangera pour le midi une soupe + un demi poulet chacun avec de la purée maison chez la femme de Lorenzo et ... Dieu que Mousline c’est d’la merde ! Le ventre plein on repartira pour 1h30 de route vers le fameux Cono de Arita : monticule assez atypique au milieu du salar. Lorenzo nous expliquera que c’est un petit volcan (3km de diamètre tout de même) et qu’il n’est pas en activité.

On se dirigera à pieds vers le Cono, autant dire que l’accès n’est pas si simple, j'ai compté pratiquement 1400 pas dans ces pics de sels et de terre déformés par le vent (Aude pestera dès le trajet aller tellement le chemin était pénible)

Lorenzo nous emmènera ensuite à un point de vue surplombant le Cono, on y restera très peu de temps à cause du vent qui souffle hyper fort.

Tolar GrandeTolar GrandeTolar Grande
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Retour au bercail grâce au magnifique 4x4 de Lorenzo pour séance d’échange de photos avec nos compagnons de route avant de se rendre compte que le soleil se couche et que « sa mère, c’est magnifique ! ». On s’empresse de sortir pour profiter des couleurs : le soleil, déjà couché, donne des couleurs rouges aux nuages qui trônent au dessus de la cordillère des Andes. OK, comme diront Manu et Antoine, ce fut le plus beau couché de soleil qu’on a vu de notre vie (malgré le vent qui souffle de plus en plus fort) L’impression que les enfers se déchaînent de l’autre côté de la barrière de montagne des Andes est palpable. Un moment magique que l’on partagera tous ensemble malgré le froid et le vent horriblement fort.

Tolar GrandeTolar GrandeTolar Grande
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Tolar Grande

Dernière soirée à Tolar, on a mangé rapidement, on est tous morts, on va donc tous se coucher assez tôt. Il fait tellement froid que l’envie de s’éterniser ne se fait pas sentir. On fini juste au plus vite l’échange de photo entre nous.

Le lendemain ben rebelotte après le petit dej on rembarque pour rentrer à San Antonio de los Corbes. Avertis depuis notre premier voyage que les sacs seront couverts de poussière Antoine nous prête un sac poubelle pour y mettre notre petit sac (oh merci Antoine) et nous mettons nos capotes … de pluie sur nos sacs. Le voyage est un peu tristounet vu ce qu’on vient de vivre.

On passera une dernière soirée à Salta avec nos compatriotes en se prenant une mini caisse (pour papa maman ça veut pas dire voiture mais plutôt casquette)

Bref on est reparti le lendemain pour Mendoza en bus après nous être fait le musée archéologique où nous avons vu la momie d'une gamine de 6 ans (l'explication du pourquoi du comment serait un peu longue alors : http://www.rue89.com/2011/02/06/sur-le-volcan-les-corps-intacts-de-trois-enfants-incas-189203 )

Nous avons également vu un film parlant de Tolar Grande avec une interview de notre guide Lorenzo ! ... avec 10 ans de moins, une casquette et un pull différents cette fois-ci :-) Derniers sourires avant de partir.

Des bisous à tous et à bientôt pour nos prochaines aventures

Nos compagnons de route : Antoine puis Manu

Nos compagnons de route : Antoine puis Manu

Quelques moments de vie à Tolar Grande que nous partageons avec vous

Tag(s) : #Argentine