Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Sabaïdeeeeeeeeee,

Ayé, c'est la fin du Laos. Aujourd'hui, nous passons la frontière pour le Cambodge.

Et quelle galère ce fût !! Pourtant, on avait lu des articles de blog pour nous préparer "mentalement" à éviter les "pièges" des différents backchichs. Mais même si au final, nous nous en sommes pas trop mal sortis, cette journée a été pénible. Je vous raconte.

Déjà dès le réveil, Manu émettait de gros doutes quant à cette journée. Et sans s'être transformé en Madame Irma, je dois dire qu'il avait raison !

  • Nous étions censés prendre le taxi boat sur l'île à 7h30, ce dernier est venu à 9h,
Un passage de frontière pénible
  • Le chauffeur de taxi boat nous lâche devant une porte qui ressemble à une "agence de voyage", la gérante est en train de déjeuner avec ses copines et elle nous fait clairement comprendre qu'on la dérange. On nous dit d'attendre,
  • Nous avions compris que le bus pour la frontière était à 10h, puis au final, il est à 11h. A l'heure dite, on se manifeste de nouveau, puis on nous dit que le bus est maintenant à 12h ... Là, on commence un peu à s'énerver car on a cru comprendre que de l'autre côté de la frontière, il n'y avait pas beaucoup de bus pour la ville où nous souhaitons aller au Cambodge. On aimerait donc ne pas trop tarder.
  • Au final, un tuk tuk se pointe et il nous dit qu'il nous amène à la frontière. SAUF qu'on nous avait dit qu'on monterait dans un bus, pas un tuk tuk. Le tuk tuk driver me passe son téléphone et un mec, que je n'ai pas réussi à identifier car il ne me répétant uniquement "take tuk tuk, go to boarder NOW"
  • Sans autre choix, on grimpe dans le tuk tuk. Passant devant une station de bus, Manu demande à aller vérifier qu’il n’y ait pas de bus. Il discute avec un mec qui lui apprend qu’il y avait bien un bus mais que ce dernier est parti il y a 20 minutes (à 11h donc). « Pourquoi l’avez-vous manqué ? » demande-t-il ??? On aurait bien plusieurs réponses à lui donner (pas très sympa vous l’imaginez) mais on a préféré remonter dans notre tuk tuk. Go to boarder !!!
  • Le tuk tuk s’arrête pour ramasser une autre touriste sur le bord de la route, un peu paumée au milieu de nulle part. Comment a-t-elle atterri là ? Comment savait-il qu’elle serait là vu comment ils s’organisent, mystère !? Les Lao arrivent à me bluffer quand même.
En route pour le Cambodge !En route pour le Cambodge !

En route pour le Cambodge !

  • On arrive ENFIN à la frontière Lao (en fait, c’était pas loin du tout, genre 20 minutes depuis l’embarcadère). En descendant du tuk tuk, un mec qui ressemble à un mac version « je gère les tickets de bus pour le passage de frontière » nous donne un autre bout de papier pour attraper notre bus côté Cambodgien.
  • On se dirige ensuite vers le guichet Lao où 2 douaniers, sans un bonjour ni merde, nous disent « 2 dollars » de manière pas très aimable. En gros, pour tamponner ton passeport avec la date de sortie du pays (obligatoire), ces c******* te rackettent de 2 dollars par personne. Petit business bien lucratif je pense et pas moyen de l’éviter, on lâche donc la monnaie et on récupère nos passeports avec le précieux tampon. On rencontrera une française qui a bien du mal à passer la frontière avec sa moto. Grosse galère pour elle.
Un passage de frontière pénibleUn passage de frontière pénible
  • On passe ensuite la frontière à pied avec nos sacs sur le dos.
Un passage de frontière pénibleUn passage de frontière pénible
  • Arrivés côté Cambodgien, on nous impose de passer « une visite médicale ». On avait lu qu’il fallait payer pour se faire prendre sa température et que ceci n’avait rien d’obligatoire. On refuse donc de se plier à cet examen et on se fait engueuler par les douaniers. Au final, on se fait quand même prendre notre température car sinon on ne passe pas et on nous demande ensuite d’aller dans le bureau la cabane des visas. Et tout ça sans payer quoi que se soit (on vit un peu ça comme une victoire).
A gauche, le stand "prise de température", à droite, la cabane bleue où tu fais ton visaA gauche, le stand "prise de température", à droite, la cabane bleue où tu fais ton visa

A gauche, le stand "prise de température", à droite, la cabane bleue où tu fais ton visa

  • On rempli le formulaire, on joint notre photo d’identité (heureusement que nous l’avons car c’est 2 dollars de plus sinon) et on nous colle notre visa pour le Cambodge. Au final, de ce côté, ils ne se prennent « que » 1 dollar de backchich (le prix du visa est normalement de 30 dollars, il nous en aura coûté 31). Pour le tampon, il faudra quand même retourner voir les deux premiers douaniers (ceux à côté du stand température qui nous avaient engueulé qqs minutes plus tôt). Le mec nous dira quand même "vous n'avez rien à repayer". Bah HEUREUSEMENT oui !!!
  • Nous avons rencontré des français qui avaient payé au total 37 dollars car ils sont passés par le biais d'un intermédiaire (souvent le chauffeur de bus). Mieux vaut donc le faire par ses propres moyens, ça évite de se faire taxer de nouveau.
Un passage de frontière pénibleUn passage de frontière pénibleUn passage de frontière pénible
Un passage de frontière pénibleUn passage de frontière pénible
  • Mais nous ne sommes pas au bout de nos peines. Il s’agit maintenant de trouver le bus qui nous amènera à Kratie. Le seul bus qui est là est complet et tous les chauffeurs de mini van présents n’ont pas l’air disposé à nous répondre. On patiente donc pendant un long moment (prêt de 2h en fait), en plein cagnard. Et petit à petit, il commence à y avoir BEAUCOUP de monde pour se rendre au Cambodge. Un nouveau bus est arrivé mais celui-ci ne va pas dans notre direction …
Un passage de frontière pénibleUn passage de frontière pénibleUn passage de frontière pénible
  • On continue à attendre. Soudain, un chauffeur nous dit que pour Kratie, ça sera son mini van. Enfin, ça bouge. On se rapproche donc de notre moyen de transport et après un rapide scan autour de moi, je comprends que nous sommes TRES nombreux à aller Kratie et qu’il ne semble y avoir qu’un seul mini van pour tout ce petit monde. Le chauffeur nous dit en effet « sorry today, we are a lot, you will share your sit » AHAHAHA la bonne mauvaise blague !!!! A mon avis, c’est comme ça tous les jours mais il s s’en foutent !!
Un passage de frontière pénible

Et puis, au moment de monter dans le van, un douanier vient nous reprendre nos passeports. NON MAIS QUOI ENCORE ???? On attend de nouveau un bon moment avant de les récupérer. Le problème ?? Ces cons de douanier (car oui je ne vais pas les appeler autrement) avait tamponné une mauvaise date sur notre tampon d’entrée. Le visa est valable un mois, et selon le tampon nous pouvions rester jusqu’au 18 Mai !!! Nous avons donc eu le droit à un deuxième tampon annulant le premier. Notez quand même que les mecs étaient 2 pour tamponner les passeports … Bref …

  • On se retrouve donc à 18 dans un van pouvant contenir 12 personnes. Perso, je m’en sors bien car je chope la place à l’avant. Mais pour Manu c’est une autre histoire. Au début, il tente de se mettre sur une chaise de dinette entre le chauffeur et moi mais ce dernier souhaite y mettre un copain à lui (comme si on était pas déjà suffisamment nombreux). Du coup, Manu se retrouve au premier rang où ils sont 4 sur une banquette pour 3. Et en prime, il a la clim au dessus sa tête… 6h de trajet au total.
Pour la photo les personnes présentes dans le van ont bien voulu sourire :-)Pour la photo les personnes présentes dans le van ont bien voulu sourire :-)Pour la photo les personnes présentes dans le van ont bien voulu sourire :-)

Pour la photo les personnes présentes dans le van ont bien voulu sourire :-)

  • Le chauffeur fera plusieurs pauses pour faire refroidir son moteur et nous faire acheter de l’eau et à manger chez ses copains. Le dernier arrêt aura d’ailleurs été le plus pathétique car nous sommes restés immobilisés 30 minutes alors qu’il nous restait 10 km à faire. L’expression « Touriste = pigeon » prend tout son sens lorsque tu passes la frontière !!
  • Finalement, nous arrivons à Kratie vers 17h (alors que nous aurions du arriver à 14h) et afin de terminer cette journée bien pourrie en beauté, je me fais piquer, sous mon nez, la dernière chambre dispo dans la guest que j’avais repéré.
  • Seul réconfort de la journée, le resto que nous avons dégoté : le Takoé, à un des angles du marché. Nous y goutons les 2 spécialités du Cambodge, à savoir le Lok Lak et le Amok : un régal !!!

 

Mais Kratie c’est une autre histoire, alors on vous dit à vite pour la suite et au revoir Laos !

Tag(s) : #Laos, #Cambodge